"Tazriwin "Archach en deux versions

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"Tazriwin "Archach en deux versions

Message par zalhoud le Jeu 26 Juin 2008 - 23:31


Tazriwin

Isker winu gh lmuhîbba nnesen tazriwin
a mad ibêda d rrubuà i tasa d wul inghwi sul
yall gigi asmaqqel izûla n lbaz imdîn ul
hûrmigh ten a yadd i tîtt nnes is d izuyd rric
rdûgh s a yelli d ikkan afus n Rebbi dàugh as
Yan icwan kra s agh inna igh en illa gh wayyur
nesker agharas gh umedlu ar wis sa igenwan
labud an nesker tisekwefal i lghrêd ad kmmelen
ur i ihul Hêmmu Namir igh d ikka igenwan
ur i ihul uNamir igh isul ulla igh immut
tghelb tinu tin uNamir is ghar isêbr yan
ghemkad yad ur nsul wala mmutgh ad yeg wattân
ghemkad yad un nmun wala felgh k ad yeg wattân
neghd i temzit iyyi tegt i d lhênna i udâe nnem
a Layla teskert inafalan gh mdden bla ran
ghayd ifka Rebbi d id Qays ur sul injem yan
isaqsa yyi walli n ufigh ar yalla igllin
yak ahêbib ddunit agh illa ur illi gh lixert
igh t ur zêrigh ass ixar ass ur izri wass
mad akw ànan imzêran igh kwend ur jaran
ay aman f waman ixlêd usmami d wawal
ittut làaqel s umerriq n lmuhîbt nnun
a winu ur ak neri tagat n Rebbi zêran angh.




Arcac,iwaliwen n Sidi Hammou Talb
Tazriwin
De sa passion, mon amour a filé tant de colliers
elle a offert tant d’estompes argentées au foie, au cœur et m’a ensuite achevé
Me fixant de regard, les cils d’un faucon friand de sang
Je l’ai suppliée afin qu’elle baisse les yeux; elle en rajouté son plumage
J’ai donc accepté mon sort et lui suis soumis !
Ô beauté! Quoique tu désires, soit-il sur la Lune
Je me fraierai un chemin parmi les nuages jusqu’aux cieux lointaines
Je ferai ainsi des escaliers pour satisfaire mon désir
Peu m’importe Hmad Unamir s’il s’est envolé à l’Empirée
Aucun souci pour Unamir qu’il vive ou qu’il périsse
Mon calvaire est plus affreux que le sien, je l’ai supporté !
Souffrance est mon lot: celui d’un mort-vivant
Dilemme d’un mal-aimé: ni adulé ni vraiment délaissé
Écrase-moi ! Mouds-moi ! Et mets moi avec du Henné au tatouage de tes pieds
Ô Leïla! Tu as rendu tant de personnes
Fous de ton amour, malgré eux
Que de Qaïs, Nom de Dieu, nul n’est épargné
Ne voilà-t-il pas un pauvre bougre qui pleurniche et qui m’apostrophe:
"L’amant n’est-ce pas, c’est ici et nulle part qu’il doit être ?"
Si je ne le vois jour après jour, le jour me semble ne guère passer
En sus, à quoi bon les retrouvailles si elles ne ramènent
La goutte à la goutte. Les plaintes se mêlent aux paroles.
Ô, raison lacérée de taloche collée de ta passion
je ne te souhaite guère, mon amour d’être châtié.



Traduction de Farid Mohamed Zalhoud

Source: www.mondeberbere.com

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