LOUZIMIMENE: nostalgie

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LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par toufitri le Lun 7 Juil 2008 - 21:18

Ce récit a déjà 3 ans, écrit par notre grand chroniqueur Louzimimene que j'aimerai tant retrouver parmi nous: bouteille à la mer
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C’était le 8 août 2005 à 4 heure de matin, la vie est paisible à Rabat
et on sent encore l’air frais mêlé de brume matinale. Je me suis dirigé
au parking des voitures du quartier, le gardien est allongé dans son
fauteuil de fortune écoutant un transistor-radio et m’a dit « sbah
lkhir=bonjour » d’un temps marqué du manque du sommeil.

J’’ai vérifié le niveau d’huile et de l’eau et j’ai réchauffé le moteur
de la voiture avant de prendre la route en direction du grand sud, car
la distance à parcourir est de près de 600 km . La circulation est
relativement fluide, ce qui conforte ma conduite en vue de parcourir le
tronçon auto-routier reliant Rabat à Settat le plus tôt possible avant
le lever du soleil.

A Settat, j'ai pris une halte aux fameux cafés situé au grand
boulevard. J’ai pris un petit déjeuner modeste constitué du thé « vite
fait », du pain dit « lamhrache » et du fromage tout en observant les
voyageurs stationnant au même endroit et qui sont généralement épuisés
et marqués par le manque du sommeil, surtout les femmes donnant une
allure « ramadanèsque ».

Après avoir terminé le petit-déjeuner, j’ai pris la direction du
Marrakech sous les premiers rayons du soleil d’été envoyant déjà les
prémisses d’une canicule lourde surtout à la région du Marrakech et
Haouz. La route devient de plus en plus encombrante ajoutée à la
solitude, partiellement interrompue par la radio-cassette, en alternant
entre la radio et quelques cassettes audio de la musique « tachlhite »,
notamment les anciennes chansons de Raiss Hmad bizmawn, Albenssir,
Archach et Taba3mrant.

Les plaines de Chaouia et de Rehamna sont interminables en passant par
Skhour-Rehamna, Benguerir et Sidi Bouthmane, avec un paysage d’été
souffrant des séquelles de la sécheresse. J’ai décidé de ne plus
observer de halte jusqu’à Chichaoua, une petite ville de transit à la
croisée des chemins entre Agadir, Essaouira et Marrakech ; mais mes
calculs ont été un peu perturbés par la chaleur forte de Marrakech en
dépit qu’il était encore 10 heure du matin. De ce fait, et contre mon
gré, j’ai observé un arrêt à Guéliz, le fameux quartier moderne de
Marrakech en vue de se rafraîchir et soulager le moteur de la voiture
qui commence à chauffer du fait d’une température avoisinant les 40°
dans la ville ocre selon.

Après ce break forcé, je me suis lancé dans les plaines de Haouz en
dépit de la circulation dense caractérisant ce tronçon, avec un vent
chargé de chaleur caniculaire venant du sud, ce qui épuisait mon
énergie ainsi que celle de la voiture.

Arrivé à Chichaoua vers le coup de midi, je me suis arrêté à la station
de repos aménagée à cette fin au grand carrefour de ladite ville.
L’odeur de la viande et des brochettes fumées au charbon du bois
envahissent l’espace, avec une activité intense des voyageurs mêlés aux
habitant de la région ainsi que les mendiants qui se faufilent entre
les passants. En dépit que je suis un amoureux et un spécialiste du
tagine, mon plat préféré, en voyage j’évite ce type de plat, et je
préfère acheter de la viande à ma convenance sur place et veiller à sa
préparation sous mon propre œil ; j’ai dégusté mon plat avec du thé à
la menthe.

Il faisait encore trop chaud. Mais, je me suis obstiné de reprendre le
chemin à direction d’Agadir, il vente le « Sirico » dans cette zone
aride séparant Chichaoua et la bourgade d’Imintanoute, un village
marquant la fin de la plaine de Haouz et le début de la montagne de la
chaîne du Haut Atlas et connue pour ses paysages splendides ornés des
amandiers et de l’hospitalité des ses habitants ainsi que la beauté
sublime des femmes ; d’ailleurs les chanteurs berbères ne se sont pas
trompés d’avoir exalté le charme des filles de cette contré. J’ai à
nouveau marqué une halte à ladite bourgade en raison de la monté de la
température et d’une pluie forte qui s’est brusquement abattue à
l’approche des montagnes, ce type d’averses est habituel dans les zones
montagneuse à cet époque de l’année, les autochtones l’intitule «
adchur », qui fait parfois des dégâts destructifs.

Après le passage des averses, j’ai quitté Imintanout en ascendant les
montagnes du Haut Atlas, la vigilance était de mise avec une route en
serpent marquée des pentes et descentes dangereuses, le drame de la
collusion d’un autocar et d’une remorque est encore dans les mémoires,
mais certains conducteurs semblent être inconscients en faisant des
dépassements dangereux et roulent à vive allure. Arrivé à la pente la
plus terrible du trajet se situant près du barrage « Abedlmoumn » où
les poids lourds se moquent des berlines, ma voiture s’est trop
chauffée et j’ai frôlé la catastrophe, ce qui m’a poussé à s’arrêter
pour s’enquérir de la situation du véhicule. Soudain, un mécanicien à
bord d’une vieille R5 venant de la bourgade d’Amesskrot en vue de
dépanner une voiture en panne dans la même zone, s’arrêta et dis « yak
labass » et j’ai répondu « walo bass, ghar chwiya d’skhonya », il est
descendu pour jeter un coup d’œil en parlant cette fois-ci berbère «
izd iss trgha », j’ai dit « yah ihma lkhirad ». Il a mis en marche le
moteur et on a changé l’eau de radiateur et m’a prodigué quelques
conseils, notamment d’ôter le moteur de « thermosta » et de déboucher
le radiateur et avant de se séparer je lui ai dit « allah irhm waldik
», mais il veut quand même une contrepartie pécuniaire « imik n’tdwira
» comme il a dit, je lui ai glissé 20 dhs à la main et a disparu dans
sa vieille R5.

Après le refroidissement du moteur de ma voiture, j’ai repris le chemin
à destination d’Agadir, la descente vers Amesskrout est plutôt aisée et
le véhicule a retrouvé ses conditions normales, l’air frais venant
directement de l’Océan atlantique ne fait qu’améliorer mon moral et
celui de l’engin.

Je suis arrivé à Agadir vers le coup de 17 h, j’aurais dû prolonger le
voyage à destination de mon « tamazirte » lieu natal, mais je ne suis
plus très rassuré de l’état du véhicule et j’ai décidé de rester à
Agadir en vue de procéder aux réparations nécessaires. Ainsi, j’ai
réservé dans un hôtel et je me suis bien reposé et le soir je suis
descendu à la corniche. L’activité a d’ores et déjà atteint son comble
dans cette place où la plupart des gens viennent pour s’amuser et
draguer tant les garçons que les filles. La technique est simple, on
commence par croiser les regards, si la fille est intéressée elle
l’exprime en fixant le regard appuyé éventuellement d’un sourire, ce
qui pourrait donner lieu à l’ouverture d’une discussion entre les deux
personnes ou le groupe de personnes.

Je suis resté à la corniche à une heure tardive avant de regagner mon
lieu de résidence. J’ai passé cinq jours à Agadir tout en procédant aux
réparations nécessaires dans mon véhicule et reprendre mes énergies en
profitant de la fraîcheur du climat sur la station balnéaire du Souss
et les immenses plages au sable d’or, après quoi j’ai continué mon
voyage vers le sud à destination de mon « tamazirte » à située à près
de 150 km s’Agadir à mi-chemin entre Tiznit et Tafraoute.

Avant d’entamer ce nouveau périple, j’ai passé par le grand souk de la
ville dit « Souk Elhd », un véritable complexe commercial où on peut
acheter tout ce qu’on veut, les marchandises sont variées. A l’entrée
du souk vers 15 h où l’activité est encore calme, les gamins tirant les
« Krossat » se bousculent pour offrir leur service, j’en ai choisi un
qui m’a accompagné tout au long de ma tournée au marché et m’a même
aidé en m’indiquant là où je peux trouver les produits frais de bonne
qualité, en contrepartie j’ai gracieusement majoré ses services et il
était bien très content.

Par ailleurs, j’ai pris la direction de la ville de Tiznit vers 16 h en
empruntant la rocade menant vers l’aéroport Aagdir-Elamssira, ce qui
fait gagner assez de temps par rapport à la route traversant
Inezgane-Ait Melloul. Le climat était beau et frais en comparaison avec
la chaleur terrible de Marrakech et Haouz. Je roule tranquillement en
respectant les limites de vitesse imposées aux différentes bourgades de
la région d’Achtukn (Sidi Bibi, Ait Amira, Ti-Nmensour, Belfa3 et
Massa) pour arriver à la ville de Tiznit vers 17 h 30.

Je suis rentré à la ville de « Lalla Zninia » et j’ai stationné à
l’entrée du fameux marché municipal, le plus ancien de la ville, j’ai
complété mes approvisionnements, surtout la menthe inédite d’Ait Jerrar
ou Ait Brayim ainsi que quelques autres produits alimentaires. J’ai pas
oublier de faire un petit détour à la fameuse place dite « elmechour »
qui représente la mémoire de la ville ocre.

Après ce détour, j’ai repris le chemin à destination de mon « tamazirte
», il faisait déjà nuit et j’ai parcouru la plaine d’Azaghar, le oued
d’Assaka owblagh, Agni n’Sidi lghyati, Tighmi et Afoud en pleine nuit,
il faisait beau et calme, la route était déserte et je croise rarement
de véhicules.

Finalement, je suis arrivé saint et sauf à mes siens à 20 h, ma famille
s’est explosée de joie et ont préparé un nouveau dîner à cette occasion
et discuté ensemble jusqu’à une heure tardive de nuit.

Le lendemain je me suis bien reposé, le climat et la quiétude du
village sont favorables au repos. Je me suis réveillé vers midi pour
saluer à nouveau ma famille et mes proches ainsi que les voisins. Mon
séjour à Tamzirte m’a permis de retrouver mes racines et respirer l’air
pur de la montagne, la nature, la tranquillité, la gentillesse et
l’hospitalité des gens loin des bruits et du matérialisme des centres
urbains.



Je me suis converti au « blédar » avec ma « gandora », mes « babouches
» et pantalon du bled en partageant la discussion avec les vieux du
village, car dans ces montagnes la plupart des hommes en âge d’activité
sont immigrés dans d’autres villes du pays ou à l’étranger et il ne
reste dans les villages que les vieux et les femmes, ce qui m’a permis
de se ressourcer en ce qui concerne nos traditions culturelles ;
d’ailleurs, ces vieux apprécient bien le débat avec moi en abordant des
sujets variés, et pour les sortir un peu de la routine je leur offre
chaque année une promenade au bord de la mer, ce qui ils apprécient
énormément. Cette année, notre sortie a été organisée à Tiznit et Aglou
où on a passé ensemble une journée agréable et déguster un tagine à la
fameuse station de « tafarnoute » à la sortie de Tiznit vers le Sahara.
En contemplant l’océan atlantique sur les rochers de la plage d’Aglou
un vieillard que je nomme « le philosophe » m’a dit que trois choses
caractérisent la mer et qui sont :

1- Lbhr yumz bda lhudud ness uratnin izray = le mer respectent ses limites et n’en débordent jamais.
2- Lbhar arbda it3bad rbi ghyid ula azal s’tidanguiwin= la mer prient
Dieu SWT jour et nuit avec le mouvement ininterrompu des vagues.
3- Lbhr urju raykbl tazama = la mer n’acceptent jamais la pourriture et éjecte tout ce qui est mort.

Après mon séjour dans mon village, j’ai retourné à Agadir pour y passer
le reste de mes vacances. Cette fois-ci, j’ai regagné mon lieu préféré
qui est le village de Tamraght à 15 km d’Agadir près de la belle
station balnéaire de Taghazout sur la route d’Essaouira.

Mon séjour est alterné entre la plage le matin et la corniche d’Agadir
dans laquelle je reste quotidiennement jusqu’à une heure tardive de la
nuit. La corniche d’Agadir est connue pour ses cafés offrant des
spectacles de musique variée chacun selon son goût, de même qu’une
grande majorité des visiteurs s’adonnent à la drague, comme je l’ai
déjà signalé, histoire de se défouler, ce qui est devenu beaucoup plus
une sorte de dépaysement, car la drague ne signifie pas automatiquement
un préalable à l’amour et ce, dans la mesure où les filles viennent
souvent pour s’amuser et éventuellement trouver l’âme sœur.

Après cinq jours partagés entre Agadir et Tamraght, j’ai achevé mes
vacances dans de bonnes conditions et j’espère y retourner l’année
prochaine inchallah. Ainsi, un bon matin de bonheur le 24 août 2005 à 5
heure, j’ai repris la route à destination du nord.

Voilà, le déroulement de mon séjour au bled en été 2005. J’attends vos
commentaires, vos suggestions, vos coups de cœur, vos coups de gueules.
LOUZIMIMENE. Qui ne le connait pas?
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C'était en 2005!!!!

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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par Atlaslion le Lun 7 Juil 2008 - 22:38

celui ou celle qui peut le contacter qu il le fasse
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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par ERRACHID le Lun 7 Juil 2008 - 22:42

Atlaslion a écrit:celui ou celle qui peut le contacter qu il le fasse
Salam,
c'est déjà fait.
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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par katia le Lun 7 Juil 2008 - 23:11

Un très beau récit de notre grand chroniqueur louzimimne, je n’ai jamais eu l’occasion de le lire, merci toufitri

J’ai trop aimé deux parcourt dans ce récit :


« il faisait déjà nuit et j’ai parcouru la plaine d’Azaghar, le oued
d’Assaka owblagh, Agni n’Sidi lghyati, Tighmi et Afoud en pleine nuit,
il faisait beau et calme, la route était déserte et je croise rarement
de véhicules »

« Finalement, je suis arrivé saint et sauf à mes siens à 20 h, ma famille
s’est explosée de joie et ont préparé un nouveau dîner à cette occasion
et discuté ensemble jusqu’à une heure tardive de nuit ».


Ça fait rêver… C’est excessivement magnifique !!

J’espère que louzimimne finisse par recevoir cette bouteille jeter dans la mer
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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par echbab le Lun 7 Juil 2008 - 23:33

toufitri a écrit:Ce récit a déjà 3 ans, écrit par notre grand chroniqueur Louzimimene que j'aimerai tant retrouver parmi nous: bouteille à la mer
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C'était en 2005!!!!


Slam n'Rbbi fellawn,

Tanmirt toufitri de penser à notre frère Louzimimn, par occasion on a organisé hier une sortie avec association Assays sur Paris et jai eu loccasion de rencontrer les propriétaires du site Amazighweb et imurig (Lahsen, Amanar, Bouzerz...) Pendant la conversation, les membres ont bien regrétés labscence de Louz, un des membres les plus actifs sur les portails amazighs (Amazighweb, Souss.com, tafraout;org...). Des centaines des envois de très bonne qualité. Ça me fera beaucoup de plaisir son retour, surtout de reprendre avec Tasmghurt n'Imhdarn. Un projet ambitieux pour donner un coup de main aux écoliers de Tafraout et environs.

Par occasion Assays hier ont fait la promotion pour l’opération Kit caratable. Une opération qui vise à collecter 400 cartables en France et les acheminer vers écoles de Tamazert. Franchement, c’est une bonne initiative de leur part. Tasmghurt n’Imhdarn est fondé sur le même principe, et je souhaite que Louzimim, son initiateur qui va la piloter, et je m’engage à faire un grand effort inchAllah. On t’attend Louzimim !!

http://www.asays.com/index.php?option=com_content&task=view&id=98&Itemid=1

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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par ERRACHID le Lun 7 Juil 2008 - 23:44

Salam,

Eh oui, louzimine et toufitri l’élite qui nous ont beaucoup donné par leur sujet de qualité, leurs générosités, sans oublier notre chère amie fatytaf qui nous manque aussi.

Oui c’est vrai echbab à chaque fois que je pense à louz, c’est automatiquement son projet ambitieux qu’il voulait réaliser à tamazirt qui me vient à l’esprit.

Tanmirt.
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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par toufitri le Mar 8 Juil 2008 - 18:45

Atlaslion a écrit:celui ou celle qui peut le contacter qu il le fasse
C'est fait!
Mais il est peut-etre en vacances.

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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par echbab le Mar 8 Juil 2008 - 20:51

ERRACHID a écrit:Salam,

Eh oui, louzimine et toufitri l’élite qui nous ont beaucoup donné par leur sujet de qualité, leurs générosités, sans oublier notre chère amie fatytaf qui nous manque aussi.

Oui c’est vrai echbab à chaque fois que je pense à louz, c’est automatiquement son projet ambitieux qu’il voulait réaliser à tamazirt qui me vient à l’esprit.

Tanmirt.

Slam n'Rbbi fellawn,
Tghzant ukan gma Errachid, lah Louz, ola Fatytaf, manza Aylimas d'antalas ola ntni... Hta chichang liyadli iskarn lebrih ors man tageldid aghen dah ihkem Very Happy

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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par Atlaslion le Mar 8 Juil 2008 - 22:10

toufitri a écrit:
Atlaslion a écrit:celui ou celle qui peut le contacter qu il le fasse
C'est fait!
Mais il est peut-etre en vacances.


bonne vacances pour lui et pour tout ceux qui les prennent clown
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LOUZIMIMENE Le garde-fou du web amazigh?

Message par toufitri le Mar 8 Juil 2008 - 22:30


La critique dépouille l'arbre des ses chenilles mais parfois de ses fleurs.
Ne soyez jamais superbes devant les humbles, ni humbles devant les superbes!

Mes chers amis j'ai pris un plaisir immense à parler de mes amis, ceux que
j'aime et tout simplement les gens qui sont présents tous les jours dans ma mémoire et ceux que je cotoie souvent.

Aujourd'hui j'ai envie de lancer un petit coucou à mon ami Louzimimene
( ceux qui ne le connaissent pas voir Google) , car bien que j'ai quelques petites divergences avec lui, son action reste pour tous, une sorte de soutien à notre culture sur le web amazigh.
s
Il est partout ! Parfois, il surgit dans une discussion, car c’est plus fort que lui, pour remettre les pendules à l’heure !
Il dit ce qu’il pense quitte à froisser, mais avec un humour épicé, car à la fin il dit toujours :

- Mais je n’ai rien contre toi c’est juste pour ton bien !
Lorsqu’on suit ses discussions sur amazighweb, on voit bien quand il se laisse aller pour flâner dans des discussions du premier degré, avec des mots qui cachent souvent une malice redoutable !

Mais alors il prend un malin plaisir à faire pleurer les nanas pour leur dire méchamment plus haut que ce
qu’il pense affectueusement plus bas !

Louzimimene! L’amande douce, un pseudo qui rend hommage à cette belle région de Souss qui est Tafraout la vie au millions d’amandiers qui fleurissent au printemps pour lancer cette hymne féerique, pour dire que Tafraout peut aussi être un paradis, mais au bon moment ! et surtout en ce moment

Louzimimene
est un personnage mythique du web amazighe, il a inauguré Amazighweb
avec d’autres dont il a détenu longtemps le record de participations !
Il a contribué activement au développement des forum sur Tafraout.org, jusqu’à sa fermeture !
Il a quelques adversaires traditionnels qui ne sont en vrai que ses amis car sans eux il s’ennuie à mort !
Je voudrai ici, remercier Louzimimene que tout le monde aime et connait grâce à ses idées simples mais clairs : homme de principe, qui sait aussi tourner une discussion à la dérision !

Attaché aux traditions de la région :
il prend un talent exceptionnel de décrire une situation dans ces moindre détail ! Je me rappelerai toujours de son voyage vers Tamazirt, qui a duré quelques heures, et qui nous a comblés pendant des mois !

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Une petite réplique au poète Abdessamal Nassef:

Re: ASNFU X.USAFU
Ahlan Anddam, manzakin awa, minchk ayad yaghah umarg nek ula tandamt nek.
Yak urd isagh tzinzat les K7 gh Inezgane?

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Je me souviens d'un débat sur souss.com il m'a dit:
Heya heta lawda oratenide sole tessereghamte, adie awdi guigonte igue rebi selamte, rane zeguize are kidenahe ikhessa maytarone :
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Awa han awal urd neghat tafkirt : une signature qui cache un humour narquois qui vous laisse parfois à penser avoir les idées déplacées!
Le genre d’humour poli qui lui ferai plaisir:

Tifkhin n’uzmazad ay sellek yan ukan
Chan igDad amud felnas ukan alim
Raiss Mohamed Demciri.

Qui sème récolte: Tayirza

Par Louzimimene

Avant de vous décrire le déroulement de l’opération de laboure de la terre (TAYIRZA), je voudrai faire un court rappel du vocabulaire relatif aux instruments utilisés :

-TAYOUGA :
c’est la bête qui tire la charrue, généralement des équidés, notamment les ânes (ighyale hacha kome), mais avant on utilisait aussi les bovins et rarement les camelins ; normalement le mot « tayouga » signifie en tachlhite « paire » on dit «tayouga idokane... », le mot vient du fait que les gens au départ utilisait ce qu’on appèle l’attelage de deux bêtes, mais avec le temps ils se sont contentés d’une seule.
- TOGATTE :
c’est une sorte de ceinture faite en vanne et qui permet à la bête de pouvoir tirer la charrue.
-AGGOLLOU (ou awllu selon certains) :
Charrue, elle est composée de 4 parties qui sont :
- TASSILA:
signifie base ou fond, c’est un socle en bois sous forme de « L » sur lequel sont fixés les différentes parties d’Aggollou.
- Taghda:
(attention, elle a un autre sens péjoratif) : c’est une barre rectiligne en bois qui est fixée à l’angle intérieur de Tassila et sert au traît de Aggollou par une bête.
- Assekerze :
c’est une plaque en acier, avec un bout pointu et qui se fixe sur la partie inférieure de Tassila, et sert à tourner la terre.
- Aguttou :
poignet pour tenir Aggollou.
AMOUDE :
Ce sont les semences utilisées dans toutes activités, selon la fertilité de la terre et le niveau de
précipitations pluviométriques, le type de semences varie. Etant donné que le souss est une région semi-aride, on cultive généralement l’orge (tomzine), notamment dans les régions montagneuses car l’orge résiste à la sécheresse. On y trouve aussi le blé (iredene) surtout le blé dure qui résiste aussi relativement à la sécheresse. Dans certaines zones irriguées (targa) on cultive aussi le mais (assengare), en plus des
légumineuses (tiniltite (lentilles), ibaouene (fèves), lhamze (pois chiches) ….etc).

L’opération de TAYIRZA se déroule en principe au cours du mois d’octobre et peut se faire après les précipitations ou avant même, ce qu’on appèle couramment « Amendoye » c’est à dire laboure précoce ou
tardivement vers le mois de novembre, on parle de « Tatla ».

Les préparatifs relatifs à TAYIRZA débutent en septembre, avec la fabrication d’Iggola (charrues) et la distribution des fertilisants (fumier (Amazire) à travers les champs.

Le lancement de TAYIRZA se fait le même jour préalablement fixé en commun accord entre les habitants du village. c’est généralement un début de semaine, de préférence le matin de bonheur. Ce jour là revêt
un caractère presque sacré et les gens s’y préparent en amenant aux champs (Iguerane) des délices typiquement berbères comme « labssisse » fait à base de farine d’orge grillé et du beurre (odi) qu’on donne aux enfants profitant de l’événement à leur manière ce jour là, surtout ceux qui découvrent pour la première fois TAYIRZA.

Ainsi, un bon matin les habitants du village conduisent leurs bêtes, généralement des équidés en majeure partie les ânes vers les champs à proximité des demeures. Ils accrochent les charrues aux animaux et se
mettent à cultiver les terres de leurs ancêtres chacun selon ses capacités. Les grands propriétaires ou les familles aisées et les notables du village ou de la tribu emploient de grands moyens, comme
les mulets et recrutent des travailleurs à cette fin, tandis que les petits paysans utilisent les moyens disponibles et font travailler les membres de la famille guidés par le patron (le père ou l’aîné de la
famille) ; ces dernières années l’activité est pratiquée en majeure partie par les femmes, car la plupart des hommes dans le Souss, surtout dans les régions montagneuses émigrent dans les villes ou à l’étranger
à la recherche du boulot. L’agriculture est devenue une activité de subsidiaire dans ces régions.

Le lancement de TAYIRZA revêt un caractère exceptionnel et ce, dans la mesure où tout le village se met au travail, avec des bêtes qui envahissent les champs environnants en les parcourant horizontalement,
avec des hurlements qui partent dans tous les sens en vue d’accélérer le rythme d’avancement des bêtes, tels que « yiri », « chane », « achte », « ara ouayade »….etc.

Tayirza
consiste à faire tourner la terre avec la charrue « Aggolou », lequel est tiré par la bête et forcé par l’agriculteur en faisant ce qu’on appèle « iderfane, pluriel de Aderfe, càd les fossés creusés dans la
terre », en vue d’y introduire les semences soigneusement parsemées avec doigté à travers le champ, opération que seuls les gens âgés et expérimentés effectuent, car le rendement du champ y dépend ; en
d’autres termes, un excès de semences peut causer une abondance des cultures et un épuisement de la terre, il en est de même de la carence des semences qui débouchent sur un rendement minoré.

Tayirza est un moment exceptionnel, notamment pour les travailleurs apprentis, et ce étant donné que le métier de l’agriculture se transmet de père au fils.
Mais, la complexité du travail exercé par la progéniture est graduelle, en se contentant au début à nettoyer les champs des pierres et autres débris et garder les instruments.

C’est ainsi que la laboure de la terre continue jusqu’à l’heure de déjeuner, qui constitue également un moment typique de Tayirza, du fait que les travailleurs déjeunent en pleine nature, avec l’odeur de la
terre fraîchement travaillée et les chants des oiseaux qui en profitent pour se nourrir des semences males enterrées. De même, la bête en profite pour se nourrir et se reposer non loin du maître.

A la fin de la journée, un autre décor s’effectue en regardant les agriculteurs démontant les instruments et
rebroussent le chemin du village tranquillement avec leurs bêtes
épuisées.

Quelle magnifique tradition qui malheureusement en cours de disparition en raison de le mécanisation des instruments et de la négligence des jeunes à la perpétuité de ce type de traditions.

Anddam pour Louzimimene:

Immim LLuz kuyan ir at irrag .
hiyyiLnd ak xúfus aZRu yaLLa8 a LLuz .
iLLa kra ntta iQd i takat a LLuz .
akkid sLin urt yudi ixak irrag .
ssanf a RBBi LLuz iga afusad .
uLa gar imi fkatasn iMRZég .
afuLki gana CCRD nk a imim LLuz .
afus nzzin ikkitit ar irrag .
urar mzzin LxaTR ayyak iLLuz .
iRZm timmimmit sLhiLt ur izrb .
tuxsin nzzin zud LJu8R f´LLuz .
ar iMTTé yiLs imim gik a LLuz .
yiy8 awddi yiy8 imim gik a LLuz .
hraka iffi mic nikkin dis nCib .
max suL LLan wuxsan ixak nrrag .

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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par Atlaslion le Mar 8 Juil 2008 - 23:48

est ce que les filles chanten cett chanson f a7wach ?

" louze a louze , rwa7 awdi dar watay a louze " Very Happy
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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

Message par tamnsourte le Jeu 10 Juil 2008 - 20:43

Atlaslion a écrit:est ce que les filles chanten cett chanson f a7wach ?

" louze a louze , rwa7 awdi dar watay a louze " Very Happy

light tnit safi han tla Laughing

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Re: LOUZIMIMENE: nostalgie

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